Si le silence en dit si long
que la main n’en vaut plus la peine
les signes seulement savaient taire
à l’endroit toutes les heures
perdues – lasse alors ces palabres
m’encombrent
Des illusions ombres perdues dissolues
les travers et les enjambées
qu’il faut escamoter
pour éviter que le ridicule ne nous tue.
Le moineau qui volète
a plus d’assurance.
Pour perdurer du vide
qu’on entasse partout
partout les béances
les paroles gonflées
qui craquent tout à coup
j’observe les big bangs
Retourner aux plis rassurants
les creux que j’aime
caresser profonds le front
et quelques lignes dans la main
des rails que j’emprunte seule
en vain.