L’écriture est médiumnique – cartographies intimes intemporelles

Un souvenir du futur. #cartographieintime 
L’écriture est médiumnique.

C’était en automne 2020 et j’accouchais d’ »En traces », mon premier recueil de poésie.
Je croyais naïvement que je mettais ainsi un point final à une période passée.
Le confinement avait été l’occasion de rassembler des textes épars en un ensemble chronologique et cohérent.
Des traces du passé.

Ma vie d’avant-‘Avent’, un chagrin de rêve d’amour (‘TraVme’), une dépression (‘Quarante’), et puis le feu intérieur ranimé par A. en 2019 (‘A-feu’) : 4 épisodes, 4 parties.
Et puis la Vie…
Nos cartographies intimes portent les traces d’espaces-temps indivisibles: s’y croisent passé, présent, futur, ici, là-bas, vivants, morts, rencontres du futur façon 4ème, 5ème type et plus encore…

Ce livre m’a appris que l’écriture est médiumnique et que si je crois écrire pour dire,
en vérité c’est plutôt que je suis écrite pour que se dise ce qui est « à venir ».

Les traces sont donc imbibées à la fois de terre et mer, d’étoiles et de pierres.
J’ai mêlé toutes mes cosmogonies intérieures.
La mer et la terre, l’Ouest et le Sud.
Et finalement tout cela contenait le message crypté des lendemains et des vies passées.
Je me rends compte à quel point je me suis éloignée de la vision psychologisante des désirs projetés via la création, et de la figure stéréotypée de l’artiste qui évacue ses névroses en créant. C’est un premier pas, c’est juste le seuil. Nécessaire avant de vraiment rentrer chez Soi.

Dans le zen, nous apprenons à ne pas laisser de traces de notre passage : nous soignons particulièrement les lieux où nous passons, maison ou nature, nous faisons en sorte d’accommoder les restes en cuisine et de consommer toutes les parties comestibles des végétaux… Les traces sont inévitables malgré tout car nous restons des êtres de chair, de dualité… et de névroses à sublimer!

Les traces reviennent toujours à l’endroit où elles sont appelés à renaître ensuite.
C’est en cela que la médiumnité de l’écriture se détermine.
C’est ainsi que les mots de ce livre se retrouvent dispersés aux quatre vents, dans toutes les directions,
pour renaître dans la résonance des âmes lectrices.
Des cendres immortelles éparpillées vers les coeurps pour faire germer je ne sais quoi, qui ne m’appartient pas, j’espère que c’est du beau, du bon, du bien.

Voilà comment j’en suis venue à continuer d’expérimenter le Vivant sans la limite conceptuelle de l’espace et du temps.

Voilà comment, bien après, je me suis rendu compte que le dernier poème de « En traces » constituait le début du livre suivant…
Et que le dernier poème ci-dessous de ce livre CORP(S)-US : la délicate articulation du je-nous, constituait le prologue du livre à présent en cours, en marche sur un chemin bien entamé mais sans fin…

– ∞ –
À l’aube, au premier rayon
chaque millimètre de peau
chaque morceau en surface
se prépare à recevoir l’amour
de la lumière incidente
Sous la peau, au plus près
des rets, des noyaux anciens,
l’illusion pulvérisée
la séparation atomisée.
Le contact entre les points
devient courant marin
emportant les voiles
très loin, les soulève
et les dépose au seuil du coeur

En coeurps, P.157 in CORP(S)-US : la délicate articulation du je-nous

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